Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ont depuis longtemps trouvé leur place dans le cyberespace

Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ont depuis longtemps trouvé leur place dans le cyberespace

Le blanchiment d’argent reste un problème mineur pour l’industrie financière. Des organismes tels qu’Europol et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) estiment que le montant de l’argent blanchi dans le monde se situe entre 2 et 5 % du PIB mondial, soit 720 millions à 2 000 milliards d’euros. La police européenne estime que 3 à 4 % des recettes criminelles annuelles de l’UE sont cryptées.

Cependant, les criminels ne sont pas les seuls à vouloir leur part du gâteau. Les entreprises travaillent dur également pour tirer le meilleur parti du marché des crypto-monnaies.

Pendant de nombreuses années, les crypto-monnaies et la technologie de la blockchain sont restées un mystère pour le secteur de la conformité. En raison d’un manque de compréhension du fonctionnement des nouvelles technologies et des nouveaux moyens de paiement, sans parler des risques potentiels de criminalité financière, ce n’était qu’une question de temps avant que des autorités telles que le Groupe d’action financière (GAFI) ne s’activent et ne commencent à déterminer et à réglementer les actifs virtuels.

Selon le GAFI, il existe un risque important de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme associé aux actifs virtuels. En juin 2019, l’organisation a donc publié de nouvelles directives concernant les crypto-monnaies. Ces recommandations complètent l’existant guide intitulé “Guidance for a Risk-Based Approach to Virtual Currencies”.

Monnaies virtuelles à prendre en compte dans la législation nationale

Ces recommandations ont été publiées pour aider les autorités nationales à comprendre et à élaborer des réponses réglementaires et de supervision aux activités liées aux actifs virtuels. Il aide également le secteur privé à comprendre ses obligations en matière de prévention de la criminalité financière.

Les lignes directrices du GAFI ont été élaborées en réponse à l’utilisation croissante d’actifs virtuels pour le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et elles se veulent également utiles dans un environnement où les technologies, les services et les produits numériques utilisés dans le secteur financier évoluent rapidement. Certains des produits Fintech novateurs qui constituent maintenant des solutions de substitution aux produits financiers traditionnels étaient sujets à l’anonymat et donc attrayants pour les criminels et les terroristes qui souhaitaient blanchir leurs capitaux illicites en utilisant de l’argent crypté – le blanchiment d’argent 2.0 pour ainsi dire.

Pourtant, il est nécessaire de disposer de plus d’informations pour répondre de manière adéquate aux risques liés aux monnaies virtuelles. Des organisations telles que le GAFI sont essentielles à cet égard. Elles fournissent des informations sur les tendances actuelles, mettent en évidence les failles des législations nationales et donnent aux responsables de la conformité la possibilité d’identifier plus facilement et plus rapidement les signaux d’alerte. Lorsque ces informations sont associées à des solutions de vérification d’identité, les responsables de la conformité sont en mesure de réduire considérablement le risque de fraude à l’identité.

Les monnaies virtuelles changent le monde de la finance

Les autorités réglementaires font de leur mieux pour se tenir au courant des derniers développements dans le secteur de la crypto-monnaie, par exemple en mettant à jour les législations existantes. Prenons l’exemple de la cinquième directive européenne sur le blanchiment de capitaux. La directive révisée, qui est entrée en vigueur le 10 janvier 2020, représente un pas dans la bonne direction. Elle envoie également un signal important aux institutions financières : l’inclusion des crypto-monnaies dans la législation européenne prouve que les actifs virtuels sont pris au sérieux au niveau international.

Le secteur financier tel que nous le connaissons aujourd’hui est en train de se réinventer – et les professionnels de la conformité jouent un rôle majeur à cet égard. Ils veillent à ce que les mesures de protection recommandées par le GAFI & Co. soient effectivement mises en œuvre, empêchant ainsi les entreprises de tomber dans les griffes de criminels. Le jeu du chat et de la souris a déjà commencé.

via Digital & Decentralized Finance, Blockchain Daily News https://www.finyear.com/
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January 16, 2020 at 07:33PM

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