L’art de la négociation

L’art de la négociation

Les négociations du Premier ministre britannique Boris Johnson sur le Brexit ont continué d’attirer l’attention des médias et par conséquent celle des marchés. Après de nombreuses péripéties, Westminster a approuvé l’accord de dernière minute de Boris Johnson avec l’UE et des élections générales anticipées auront lieu au Royaume-Uni le 12 décembre prochain. Les pays de l’UE ont également accordé une prolongation du délai pour le Brexit jusqu’à fin janvier.

En d’autres termes, les choses ont de fait progressé, mais l’accord final sur le Brexit n’est toujours pas scellé. Même si l’accord est approuvé, le Royaume-Uni serait toujours dans l’obligation de négocier avec d’autres pays afin de mettre en place de nouveaux accords commerciaux et autres relations internationales.

Ailleurs, des progrès prometteurs ont été annoncés dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Les Chinois ont annulé certaines de leurs restrictions et les Américains ont fait état de progrès dans les négociations.

Selon les rapports, il semble qu’un accord de “première étape” pourrait être signé en novembre. Les attentes quant à l’impact réel de ce premier accord sont faibles, mais il s’agit ici d’un premier pas dans la résolution de problèmes plus importants.

Alors que le président Trump fait de nouveau l’objet d’une enquête et se trouve sous le feu des Démocrates, les marchés se sont interrogés sur les élections présidentielles de 2020 et la possibilité d’un changement à la tête des Etats-Unis. Les politiques économiques proposées par Elizabeth Warren, l’une des candidates Démocrates, sont considérées par les marchés comme mauvaises pour le climat des affaires.

Une saison des résultats riche en événements

Les sociétés publient actuellement leurs résultats du troisième trimestre et la moitié environ des sociétés du S&P 500 ont déjà publié leurs rapports. Les résultats, qui se situent en moyenne à -1,6 %, ont été un peu meilleurs que ce qui était attendu. Le nombre de bonnes surprises a une fois de plus nettement dépassé les attentes et il y a eu des surprises majeures, surtout en ce qui concerne les bénéfices des sociétés dans le secteur technologique.

Les résultats décevants de Twitter ont eu un impact très négatif sur le titre. Du côté positif, les actions de Netflix et Tesla ont grimpé en flèche. Le titre d’Apple était également en hausse avant que la société ne publie ses bénéfices et que la capitalisation boursière de l’entreprise n’atteigne à nouveau mille milliards de dollars.

Cette fois-ci, les entreprises finlandaises ont connu une baisse. Le titre de Nokia a été le plus touché, chutant de près de 25 % avec l’annonce par la société de perspectives plus faibles. StoraEnso, Wärtsilä, Neste et Cargotec ont également enregistré des résultats décevants et leurs actions ont baissé sur les marchés. Dans l’ensemble, la période des résultats a été plutôt difficile en Finlande.

Les perspectives pour 2020 commencent à se dessiner

Les principaux thèmes qui vont façonner l’année 2020 commencent à apparaître :
– la politique monétaire et fiscale aux États-Unis et en Europe,
– les perspectives économiques des États-Unis et de la Chine, notamment leurs relations commerciales et politiques,
– les questions clés de l’économie européenne : Brexit, Italie et Allemagne,
– les points chauds au niveau géopolitique : Hong Kong, le golfe Persique, Barcelone et le Venezuela,
– la croissance des bénéfices à l’international, les taux d’intérêt à long terme et les flux d’investissements.

Un ralentissement économique aux États-Unis est très probable et les perspectives de croissance mondiale ont été revues à la baisse. En fait, la Fed a abaissé son taux de refinancement, par mesure de précaution. Une récession semble inévitable, la question principale est donc de savoir quelle sera sa durée et son impact.

Le sentiment des investisseurs est au plus bas, en particulier sur les marchés actions de la zone euro compte tenu de l’évolution des cours et des flux d’investissements qui quittent les fonds enregistrés en zone euro, indiquant ainsi une certaine prudence des investisseurs et une baisse de leur appétit pour le risque.

S’il n’y a pas de nouvelles incertitudes qui émergent, les flux d’investissements mondiaux devraient se tourner vers les classes d’actifs à haut risque dans l’espoir de générer du rendement, même si la croissance économique ne s’accélère pas encore de manière significative.

COMMENTAIRE | Paris, le 13. 11. 2019

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :
Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.
Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

via Digital & Decentralized Finance, Blockchain Daily News https://www.finyear.com/
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November 14, 2019 at 06:42AM

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